Publié le 12 décembre 2025
Le guide complet pour réaliser votre demande SORA et débloquer vos missions drone complexes

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Publié le 12 décembre 2025

Complexe mais incontournable, la SORA est la clé pour accéder aux scénarios de vol les plus exigeants en toute légalité et sécurité. Dans ce guide complet, nous allons démystifier le processus et vous donner les étapes clés pour monter un dossier solide auprès de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC).
Le ConOps est la pierre angulaire de votre dossier. C’est un document qui décrit avec une précision absolue qui vous êtes, ce que vous allez faire, où, comment et avec quel matériel.
Une fois le GRC initial identifié, vous devez mettre en place des mesures pour le réduire à un niveau acceptable. Ces mesures (appelées M1, M2, M3) sont cruciales :
La SORA est une méthodologie d’analyse de risques standardisée à l’échelle européenne (développée par l’EASA) qui permet d’évaluer et réduire les risques liés à une opération de drone dans la catégorie “Spécifique”. L’objectif est de démontrer aux autorités que vous avez identifié tous les dangers potentiels (au sol et en l’air) et mis en place des mesures de sécurité robustes pour garantir la sécurité des tiers et des autres aéronefs. En bref, une autorisation d’exploitation est nécessaire dès que votre mission ne rentre pas dans les clous de la catégorie “Ouverte” ou des Scénarios Standards européens (STS).

Votre ConOps doit inclure :
La nature de l’opération (inspection, photogrammétrie, etc.).
Les caractéristiques techniques complètes du drone et de sa station de contrôle.
Le profil du vol : trajectoires, altitudes maximales, zones de décollage/atterrissage, et zones de sécurité.
Les compétences et la formation de vos télépilotes.
L’environnement opérationnel : survol de zone urbaine, rurale, industrielle, proximité d’aéroports, etc.
Les procédures normales et d’urgence (perte de liaison, panne moteur, etc.).
Les procédures de maintenance de votre équipement.
Une fois le ConOps défini, il est nécessaire d’évaluer le risque que représente l’opération pour les personnes et les biens au sol, avant toute mesure d’atténuation. Ce risque dépend principalement de la densité de population, de la zone survolée, ainsi que de la masse et de l’énergie cinétique du drone. Un vol en zone rurale pourra présenter un risque faible, tandis qu’un vol en milieu urbain dense sera beaucoup plus critique. Cette estimation initiale permet d’identifier l’exposition potentielle et de guider les mesures de sécurité à mettre en place.
L’application efficace de ces mesures permet de réduire votre GRC initial pour obtenir un GRC final.

La quatrième étape consiste à évaluer le risque aérien, c’est-à-dire la probabilité de conflit ou de collision avec d’autres aéronefs. Cette évaluation prend en compte l’altitude de vol, la proximité des couloirs aériens, des zones militaires ou réglementées, ainsi que le type d’espace aérien survolé. Le risque est plus élevé lorsque l’opération se déroule dans un espace aérien fréquenté ou à proximité d’aéroports ou de zones de transit.
Pour réduire le risque aérien identifié, des mesures stratégiques doivent être mises en place. Cela peut passer par la limitation des altitudes de vol, l’établissement de zones d’exclusion temporaires, la coordination avec le contrôle aérien ou la planification des vols en dehors des périodes de trafic intense. Ces actions permettent de réduire significativement le risque de conflit aérien et d’obtenir un ARC final acceptable.
En complément des mesures stratégiques, il est nécessaire de prévoir des mesures tactiques en temps réel pour gérer d’éventuels conflits en vol. Cela comprend l’utilisation de systèmes de détection et d’évitement, la communication directe avec le contrôle aérien, et la mise en oeuvre de procédures standardisées de manoeuvres d’évitement. L’objectif est de garantir la sécurité même en cas de situation imprévue.
Le SAIL (Specific Assurance and Integrity Level) est le résultat final de votre analyse de risque. Il est déterminé en croisant votre GRC final et votre ARC. Le SAIL est un indice allant de I à VI qui représente le niveau de robustesse global requis pour votre opération.
Plus le SAIL est élevé, plus les exigences de sécurité de l’EASA seront strictes. Un SAIL I correspond à une opération à très faible risque, tandis qu’un SAIL VI s’apparente aux exigences de l’aviation habitée.
À chaque niveau de SAIL correspond une liste d’Objectifs de Sécurité Opérationnels (OSO) définis par l’EASA. Ces objectifs couvrent tous les aspects de votre organisation :
Vous devez prouver, point par point, que vous respectez chacun des OSO applicables à votre niveau de SAIL.
Toutes ces étapes doivent être regroupées dans un dossier unique afin de constituer votre demande d’autorisation d’exploitation.
Cette étape consiste à examiner l’environnement proche de l’opération pour identifier tout facteur externe pouvant influencer le vol ou être affecté par celui-ci. Cela inclut les infrastructures sensibles, les routes, les zones scolaires, les espaces aériens voisins, ainsi que des facteurs environnementaux comme la météo ou les interférences électromagnétiques. L’objectif est de réduire les risques indirects et de prévoir toutes les précautions nécessaires.
Enfin, tous les risques identifiés et les mesures de sécurité mises en place sont regroupés dans un portefeuille final. Cette synthèse permet de vérifier que l’ensemble des risques a été correctement évalué et que les mesures appliquées sont suffisantes pour garantir un niveau de sécurité acceptable. Cette étape conclut la SORA et sert de base à la validation de l’opération par les autorités compétentes.
Une fois votre analyse de risque et votre documentation prêtes, le dépôt de la demande se fait principalement via le portail METEOR.
auprès de la DSAC à l’adresse suivante :
dsac-autorisations-drones-bf@aviation-civile.gouv.fr
de demande d’autorisation d’exploitation constitué des pièces suivantes :
La DSAC (Direction de la Sécurité de l’Aviation Civile), le bras technique de la DGAC, instruira votre dossier. Cette phase peut prendre plusieurs mois et implique souvent des échanges et des demandes de compléments d’information. Soyez réactif et précis dans vos réponses.
Si votre dossier est validé, vous recevrez une autorisation d’exploitation qui détaillera les conditions et les limites de vos opérations.
Le processus SORA est long. Commencez vos démarches au moins 6 mois avant la date de début de l’opération envisagée.
N’essayez pas de minimiser les risques. Montrez plutôt que vous les avez identifiés et que vous les maîtrisez.
Chaque affirmation doit être étayée par une preuve, une procédure écrite ou une donnée technique.
L’aide d’un consultant spécialisé peut être un investissement très rentable pour éviter les allers-retours avec l’administration.
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